Tom Lüthi, ambassadeur de l‘ACS

« Je dois explorer mes limites »

https://blog.acs.ch/wp-content/uploads/2018/03/01.jpg
Tom Lüthi_1
https://blog.acs.ch/wp-content/uploads/2018/03/03.jpg
Tom Lüthi_2
https://blog.acs.ch/wp-content/uploads/2018/03/04.jpg
Tom Lüthi_3
https://blog.acs.ch/wp-content/uploads/2018/03/02.jpg
Tom Lüthi_4

 

Tom Lüthi passe en revue ses impressions sur les tests du MotoGP et nous explique ce qu’il attend de la saison du championnat du monde qui débute le 18 mars au Qatar. Il souligne à plusieurs reprises qu’il a le sentiment d’être un « apprenti » dans la catégorie reine du sport motocycliste – en dépit de sa longue expérience et de son âge (il a 31 ans). Le premier pilote MotoGP suisse de l’histoire sait qu’il doit compter sur sa patience et explorer, à chaque tour du circuit, les limites de sa moto Honda, gagnante du championnat du monde 2017.

« Beaucoup de choses sont encore nouvelles pour moi, mais toute l’équipe travaille de façon extrêmement professionnelle. » C’est ainsi que Lüthi essaye d’articuler le défi de la catégorie reine. Après les nombreuses années couronnées de succès dans la catégorie Moto2, dont il a terminé les deux dernières saisons en vice-champion du monde, il se retrouve à nouveau dans un processus de formation. « On arrive à atteindre un certain niveau dans un laps de temps assez court. Par contre, les dernières deux, trois secondes qu’il faut pour être parmi les meilleurs sont extrêmement difficiles à combler », souligne Lüthi. « Beaucoup de pièces du puzzle doivent être assemblées. Et on peut être rapide uniquement si tout est parfait. »

Le pilote expérimenté a été impressionné par la force énorme de sa Honda de 260 PS et les énormes vitesses atteintes. « Je suis obligé d’adapter mon style de conduite, que j’ai pratiqué jusqu’à présent, à la nouvelle puissance du moteur, je dois travailler davantage au niveau physique et apprendre à mieux comprendre et utiliser l’électronique. » Avec un engin de MotoGP, on réalise des vitesses bien plus importantes que dans la classe Moto2. « On atteint parfois plus de 300 km/h. » Et puisque tout se passe à très grande vitesse, le cerveau aussi doit tout analyser plus vite, afin de prendre les décisions justes. « C’est pour cette raison qu’il était extrêmement important pour moi de parcourir un nombre aussi élevé que possible de kilomètres d’entraînement. Au fil des jours, j’ai senti la moto de mieux en mieux. » Les responsables de l’équipe Marc VDS se montrent également très satisfaits de l’évolution du pilote natif de l’Emmental.

Mais le pilote suisse ne se dit pas prêt de parler d’objectifs pour cette saison. « C’est bien trop prématuré. Bien entendu, je souhaite atteindre des rangs qui me permettraient de marquer des points de coupe du monde au cours de cette saison. Mais ce ne sera pas simple, car en termes de performance, le peloton est beaucoup plus resserré que dans la catégorie Moto2. » Lüthi ne souhaite et ne peux pas se projeter trop dans le futur. Lors des premiers entraînements en Thaïlande, il a perdu beaucoup de temps sur la concurrence. « Bien sûr que ça m’a énervé, mais la chasse aux meilleurs temps de tour n’était pas l’une de mes priorités. » Ayant effectué les tests avec des pneus usés, avec la volonté d’accumuler le plus de tours possibles, son but était surtout d’amasser un maximum d’expériences. Lors des derniers tests au Qatar, du 1er ou 3 mars, Lüthi a pu faire des pas substantiels vers l’avant, et il a réussi à diminuer l’écart qui le sépare des pilotes les plus performants. « Dans l’ensemble, tout est bien en place, et c’est avec beaucoup de confiance que j’attaque la saison ! » se réjouit Tom Lüthi, ambassadeur de l’ACS, qui fixe son premier objectif au 18 mars.

Images: Mario Gaccioli / Tom Lüthi / Estrella Galicia Marc VDS MotoGP Team

Auteur: Markus Rutishauser

Cet article vous plaît-il ?:

Commentaires

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.